Veille de train: Une nuit au Landy.

6 10 2009

La mise en circulation d’un train spécial vapeur sur le réseau national est l’occasion de stationner dans des lieux inaccessibles habituellement, et c’est aussi le moment de recontres insolites entre matériels anciens et modernes. Lire la suite.

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C’est le cas ici avec la locomotive diesel-électrique BB67511, en queue de la rame AJECTA, au garage du Landy, dans la soirée du vendredi 2 octobre. Cette locomotive restera attelée à la rame durant tout le train de Chantilly, pour éviter la remise en tête de la locomotive à vapeur à Beauvais, pour le parcours entre Beauvais et Creil. 

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Il est 19h48. La nuit tombe doucement sur le garage du Landy.

 

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21h19. La nuit est là.

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21h23. Au Landy, les rames vides reviennent de la gare du Nord. Celle-ci est revenue poussée par la locomotive électrique BB15059.

 

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21h27. Vue sur la voiture pullman 4155 depuis la cabine de la BB15059.

 

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22h07. La BB16032, au pelliculage quelque peu défraichi, a refoulé sa rame de voitures corail, et attend l’autorisation de repartir aprés avoir été dételée de son train.

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22h28. Pendant ce temps, placée en tête de la rame coté province, la 141 TB 407 profite de quelques heures de répit avant de reprendre du service.  

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22h42. A bord de la cabine de la 141 TB 407. Il faut s’occuper du « talon », réserve de charbon placée à l’arrière du foyer, pour maintenir un minimum de pression.

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22h45. La charge du talon.

 

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23h07. Cette fois-ci, c’est la BB16019 qui attend le départ aprés avoir assurée la « remonte » de sa rame.

 

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23h37. Le nettoyage extérieure de la rame a commencé, il est effectué manuellement pour préserver les peintures des voitures de la rame.

 

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Le lendemain matin, samedi 3 octobre, à 8h50. Le jour se lève au Landy, et le train attend l’heure de départ pour se mettre à quai en gare du Nord.  

(Texte et Photos: C. Demonfaucon.)

Visitez la page de nos trains spéciaux en 2010:  « Les Voyages 2010″


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5 réponses à “Veille de train: Une nuit au Landy.”

  1. 7 10 2009
    COMBREXELLE (07:48:23) :

    Pendant que certains dorment, d’autres font de beaux reportages.
    Merci

  2. 10 10 2009
    NICOLLE (18:34:49) :

    Heureusement que certains peuvent veiller pour nous offrir ce type de reportage. Bravo Cédric

  3. 18 11 2009
    turbotrain (12:43:13) :

    merci de ces images hors du commun sur une voies bétonnée c’est rare! a + bon rail

  4. 15 07 2010
    Pierre FABRE [Sagelat] (11:16:53) :

    J’ai débuté ma carrière à la S.N.C.F le 22 avril 1963. Une quinzaine de jours plus tard, après une rapide initiation à St Ouen, je posai mes pieds au Landy-Centre.

    C’était « la » grande époque au piédroit de la cathédrale laïque… hélas démolie.

    Les trains qui venaient à la maintenance avaient parcouru l’Europe et il y avait même des voitures qui arrivaient de Scandinavie et de Moscou pour repartir au premier équilibre des rames.
    Au Landy ils étaient, [les trains], visités et nettoyés et plaqués, comme une jeune mariée attendue pour la cérémonie nuptiale, pour accueillir de nouveaux voyageurs.

    C’est là que j’ai connu une kyrielle de cheminots “authentiques”. Leurs grades et leurs fonctions… peu importe.

    Je citerais, avec émotion, Albert Lenormand, X Gilbert, X Corcy, dit Nénesse, le planton -fort prématurément décédé- que tout le monde appelait “Le Gaulois”, quelques sous-chefs, X Le Tonkin, Jean Razer, un certain Bil, dont le nom n’était jamais cité, des chefs de manoeuvres d’exception X Floury, X Bailleul, X Descour et X Dumay, des agents chargés du graissage des aiguilles, X Rocherieu, X Toscano et Albessard, outrageusement baptisé « La Truie » à cause de son ventre largement proéminent, des braves et gentils collègues favorisant l’accueil; Papa Joly, X Moreau, X Etienne qui, peu après mon arrivée au Landy, est parti à Trappes et X Leclerc qui s’est échappé au Bourget pour une promotion largement méritée.

    Quelques diminutifs et surnoms étaient notoires et occultaient les patronymes, dont Mimile, à la gérance, et « Chambre à Air », à la manoeuvre. Ce dernier, je pense, vit toujours et je crois qu’il s’appelle Depessemier.

    Et tant d’autres dont je garde un souvenir imprécis en sachant que beaucoup, hélas, ne sont plus.

    Je conserverai, ma vie durant, une infinie reconnaissance au mécanicien de manœuvres X Brake, un Picard de Méru, au langage sans détours, parfois fleuri, qui, percevant mes doutes, a su, spontanément, me dire, à mes débuts, avec un bon sens logique “Petit si tu veux faire carrière n’écoute pas tous ces c… qui ne font que contester le chemin de fer mais qui y restent”.

    Je mémorise le souvenir des deux bars à l’entrée du Landy. L’un était tenu par une dame âgée qui, sous la photo de Rethondes, parlait du 11 novembre 1918, avec un profond saisissement… presque religieux. Elle connaissait le Landy, mieux que certains cheminots, dans ses moindres recoins. L’autre bar était aux mains de jeunes Auvergnats qui commençaient leur commerce dit de “bougnats”.
    C’était, là, entre 5 h 35 et 5 h 55, qu’en un tour de main on prenait le jus… voire son petit déjeuner. Les autres alternats de la journée n’avaient pas la même intensité.

    Une remarque, pour les plus anciens, me vient à l’esprit. Beaucoup avaient connu la guerre, certains la Résistance, tous l’Occupation. A quelques exceptions près ils n’en parlaient pas. Quelle belle leçon de pudeur et de décence !

    Le Landy c’était aussi, surtout pour nos collègues du matériel, un lieu où la Saint Éloi avait une belle résonance. La cantine ouvrière, ce jour là, offrait un modeste, mais, ô combien, apprécié, repas festif.

    Parler du Landy sans citer les navettes, trains ou autocars, reliant les Joncherolles, le site villetaneusien de maintenance des rames de banlieue, à la Gare du Nord que les cheminots, pour une raison que j’ignore, avaient baptisé “La poule” serait lacunaire.

    Dire que quand je débutai au Landy mon rêve était de quitter la région parisienne pour rejoindre la province et, cerise sur le gâteau, retrouver mon Périgord natal. Ces années 63/67 que j’ai, partiellement, passé au Landy [j'ai effectué mon service militaire de mai 64 à août 65] m’ont profondément marqué. Elles me laissent un souvenir inoubliable de découverte d’un premier emploi au sein d’un site laborieux, peu connu du grand public, au cœur d’une entreprise qui ne manque pas de panache.

    Un grand merci à Cédric Demonfaucon pour ce lien qui nous plonge dans l’historicité « landienne ».

  5. 8 01 2014
    Univers Modéliste (10:57:43) :

    Très belle série de photos, qui nous rend pensifs et pleins de nostalgie. Il est vrai que les trains ont beaucoup évolué, et même si maintenant on voyage dans le tout confort, on se laisserait volontiers tenter par un petit retour dans le temps histoire de voyager dans un train un peu plus ancien, qu’on n’a pas forcément connu.

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